Alors qu’elle se faisait plus discrète, la pleine conscience gagne du terrain en occident avec, notamment, les avancées des neurosciences qui nous présentent des bénéfices alléchants pour le cerveau. Nous avons pu observer son arrivée dans les offres de services de loisirs municipaux, dans les écoles et au sein de nos entreprises. Or, s’il s’agit d’une pratique personnelle qui demande une démarche volontaire, nous pouvons nous demander quelle est la place de la pleine conscience dans le monde du travail? 

D’abord, il faut comprendre que la pleine conscience, bien qu’ayant ses racines issues de la méditation bouddhiste, est une pratique complètement laïque. Une démarche de pleine conscience peut ouvrir les voies du domaine spirituel chez le pratiquant qui le désire. Toutefois, ce n’est pas une fin en soi et c’est à partir de cette compréhension que bon nombre de gestionnaires s’intéresseront davantage à ce que la pleine conscience peut apporter dans leur entreprise.  

Les bases de la pleine conscience 

Développer les aptitudes à la gestion du stress afin de réduire son impact sur la santé physique et mentale est, bien souvent, l’objectif premier d’une entreprise qui souhaite initier ses employés à la pleine conscience. Considérée à tort comme une simple technique de relaxation, la méditation pleine conscience est plutôt un entraînement à l’attention dans l’instant présent.  

« Prêter attention d’une façon spécifique, intentionnellement, dans l’instant présent, et sans jugement. » – Jon Kabat-Zinn 

Derrière son apparence simple vue de l’extérieur, la méditation pleine conscience cache en son centre une grande subtilité et complexité. Deux facettes représentent à elles seules l’étendue de la profondeur de la pleine conscience : l’attention focalisée et l’attention ouverte 

L’attention focalisée permet, en version imagée, de stabiliser le « hamster » de notre cerveau, afin que le bavardage mental se dissipe graduellement. Ainsi, en focalisant son attention sur un seul objet d’attention, nous pouvons ramener plus facilement l’esprit qui s’est égaré au moment présent.  

L’attention ouverte, pour sa part, invite à une forme d’observation directe de l’ensemble des ressentis et expériences intérieures, sans jugement. Ces deux derniers mots sont primordiaux, car pour être en pleine conscience, les expériences intérieures vécues pendant la méditation ne doivent pas être interprétées par le mental. Il s’agit bel et bien d’une position d’observateur neutre. C’est ici que la pratique permet de transformer radicalement notre rapport aux expériences vécues pendant, mais aussi à l’extérieur des moments de méditation.  

Ainsi, cet entraînement attentionnel, combinant ces deux types d’attention, permet un nouvel éclairage sur les ressentis, les situations et les relations. Tant dans la sphère personnelle que professionnelle, nous pouvons accéder graduellement à une vision plus juste et claire des situations du quotidien, car nous accédons à une connaissance des choses telles qu’elles sont, au moment où elles arrivent.  

Les atouts de la pleine conscience en entreprise 

Intégrer la méditation pleine conscience en entreprise fait partie des pratiques innovantes en matière de pratiques managériales. De grandes multinationales s’y sont lancées, tout comme des entreprises plus modestes. Il serait faux de croire que le leadership conscient se limite aux Google de ce monde et nécessitent la conception de programmes élaborés.  

Sensibiliser et mobiliser les employés à leur implication dans l’amélioration de leur bien-être est accessible à tous les gestionnaires qui en ont la conviction et qui désirent prêcher par l’exemple. Bien que la pleine conscience démontre de belles promesses en matière d’efficacité au travail, l’intérêt premier de la démarche devrait mettre la dimension humaine avant tout autre bénéfice. C’est à partir de cette prémisse de base qu’il sera possible de bâtir une culture d’entreprise axée sur les enseignements du leadership conscient. Car, pour opérer de réels changements, la pleine conscience mérite un espace quotidien chez les pratiquants. Et cet engagement sera la plus grande difficulté rencontrée. Si la pleine conscience est présentée comme un outil au service de la performance, force est de constater qu’elle ne fera pas long feu dans le quotidien des employés et leaders.  

Pour conclure, rappelons ce qu’est la pleine conscience : un entraînement à l’attention. C’est-à-dire, qu’elle demande un engagement pour sa pratique. Tout le monde peut méditer. Et c’est aussi tout le monde qui peut trouver sa propre façon de s’engager et de développer la discipline nécessaire à la pleine conscience. Les bénéfices de ces facultés d’attention sont nombreux et ceux-ci atteindront un potentiel différent chez chaque personne. Quel qu’il soit, il sera bénéfique autant pour la santé physique et mentale du pratiquant, la qualité de ses relations et sa mobilisation à la tâche. Dans cet optique, toutes les entreprises gagnent à intégrer la pleine conscience dans leurs pratiques managériales. Une formule d’accompagnement de type sessions de formation offre un parcours plus complet qui répond au premier enjeu d’engagement et de constance dans la pratique.  

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Service - Pleine conscience en entreprise | Tania Boucher - Leadership conscient