Une croisée des chemins a pris forme dans les organisations au cours des dernières années, en matière du recrutement et de la culture d’entreprise. D’un côté, la voie du statu quo se veut rassurante et de l’autre, les leaders innovateurs y ont vu l’occasion parfaite de se démarquer dans un marché de l’emploi de plus en plus concurrent. Le temps où les conditions salariales et avantages sociaux suffisaient pour faire d’un poste une opportunité alléchante est révolu.

Et si, devenir un leader plus conscient, pouvait être votre clé pour vous distinguer en tant que gestionnaire?

Quel que soit votre niveau de responsabilité auprès de vos collaborateurs, devenir un leader plus conscient vous est accessible et explorer ces différentes leçons présentées ici vous sauront bénéfiques sur plusieurs plans de votre vie, personnelle et professionnelle.

1. Pratiquer soi-même la pleine conscience

La méditation pleine conscience demeure la porte d’entrée la plus simple et efficace pour vivre consciemment. Simple, sans être facile, la pleine conscience demande persévérance et discipline. Dans l’idéal, il est suggéré de pratiquer le matin et l’après-midi, à raison de séances de 20 minutes chacune. Toutefois, pour l’apprenti méditant, il ne s’agit pas d’une attente réaliste. Mieux vaut deux pratiques de 5 minutes dans lesquelles vous vous engagez pleinement et respectez la discipline, qu’une longue séance de méditation le weekend. Ces deux séances, même courtes, vous permettront de commencer à être plus présent, plus calme. Par la suite, l’envie de prolonger ces espaces viendra naturellement.

C’est cette pratique qui permettra de créer l’espace nécessaire dans votre esprit afin de demeurer en conscience, à l’extérieur de votre espace de méditation, à travers l’abondance de distractions et requêtes de toutes sortes.

2. Être ouvert aux changements

Dans l’optique de devenir un leader plus conscient, il est nécessaire de faire preuve d’ouverture aux changements. Certains schèmes de pensées sont appelés à changer, idem pour des croyances, et c’est tout à fait normal. S’offrir le cadeau d’une position d’accueil face à ces changements est la voie la plus salutaire pour profiter pleinement de ces changements.

Après tout, la pleine conscience permettant une voie d’accueil aux émotions et sentiments, il n’est pas surprenant que ceux-ci, maintenant entendus, nous amènent à changer.

3. Dire non au mode réaction

Plusieurs leaders diront qu’une des qualités qu’on leur attribue dans leur sphère professionnelle, est bien de pouvoir réagir rapidement à toutes situations. Il s’agit certes d’une grande qualité lorsque des urgences se présentent. Cet attribut a toutefois seulement l’apparence d’une qualité lorsqu’il s’agit de fausses urgences.

La pleine conscience permet d’être plus facilement à l’écoute de ce qui est, sans jugement, évitant ainsi de nombreuses réactions superflues ou inadéquates. Ce pas de recul du constat de ce qui est réellement, est la clé de la justesse de l’action, une qualité admirable des leaders de renom. Ces derniers ont appris à faire la part des choses entre un déclencheur émotionnel et la nécessité de réagir.

4. Connecter sincèrement à l’autre

Le leadership, n’est pas à propos de soi, mais bien à propos de l’autre. C’est à partir de cette connexion vers l’autre que l’on choisit d’entendre leurs besoins, de les aider, de faire une différence dans leur vie. Et ainsi enrichir la nôtre.

Qu’ils soient fournisseurs, clients, collaborateurs, la connexion à l’autre est au centre du leadership et offrir une réelle présence fait toute la différence. Plus facile à dire qu’à faire, si l’on est honnête envers soi-même, beaucoup de nos interactions manque de connexion sincère. Elles sont prises entre deux tâches, en mode multi-task ou encore en jetant un œil furtif sur les messages de notre téléphone. En faire le constat est le premier pas pour bonifier la qualité de notre présence à l’autre.

«J’ai appris que les gens oublieront ce que vous avez dit, les gens oublieront ce que vous avez fait, mais les gens n’oublieront jamais la manière dont vous les avez fait se sentir.» Maya Angelou

En conclusion de cette première partie, il est important de se rappeler que le premier pas, est une pratique régulière de la méditation. Peu importe qu’elle soit courte ou plus longue, ce qui importe c’est la constance de la pratique. C’est là qu’est la clé pour inviter la conscience à prendre de l’expansion en dehors de vos espaces de méditation. Si la méditation en pleine conscience du souffle vous intimide, les méditations guidées sont une ressource intéressante ou encore, un atelier d’initiation à la pleine conscience.

 

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